Les brasseuses de chicha de Cochabamba – Présentation

Le lambic belge fermente avec des levures naturelles contenues dans l’air environnant et des bactéries acidifiantes contenues dans les pores des barriques de bois dans lesquelles elles mûrissent. Et le houblon utilisé est suranné; en d’autres mots, il est loin d’être frais… Mais tout le monde est d’accord avec le fait que le lambic est une bière, n’est-ce pas?

La Berliner Weisse allemande requière un empâtage sure, c’est-à-dire qu’on laisse les céréales surir dans de l’eau à peine chaude afin de laisser des bactéries lactiques s’échapper. De plus, elle n’utilise qu’une infime quantité de houblon et sa gazéification intense atteint presque des niveaux de vin mousseux. Mais personne ne doute que c’est de la bière, n’est-ce pas?

Parlons alors de la chicha, plus précisément celle des Quechuas de la région de Cochabamba, en Bolivie. Nulle part dans le monde brassicole occidental parle-t-on de cette boisson alcoolique de maïs comme étant une bière à proprement dit. Et pourtant… Le maïs est malté, son empâtage ressemble grandement à une décoction et à un empâtage sure, le refroidissement de son moût n’est pas sans rappeler les méthodes anciennes et sa fermentation bactérienne rappelle clairement celle des versions rustiques de la Berliner Weisse. Digérez tout ça et vous vous retrouvez avec une bière indigène aussi passionnante que plusieurs autres styles acceptés du monde occidental.

Dans les articles qui suivent, nous tenterons de vous prouver que la Chicha Quechua mérite sa place au panthéon des styles de bière au même titre que les types de bières traditionnelles mentionnées au début de ce billet. Cliquez donc en bas à droite de ce billet pour la suite de ce dossier fumant!

D’ici-là… salud! Ou plutôt, khali kaq!

3 commentaires

Laisser un commentaire